Inauguration du nouveau centre TLS Contact Visas d’Alger

Page créée le 24 mars 2013

Discours prononcé par M. André PARANT, Ambassadeur de France en Algérie à l’occasion de l’ouverture du Centre de collecte des demandes de visas géré par TLS Contact à Alger le 21 mars 2013.

C’est un grand plaisir que de procéder aujourd’hui avec vous à l’inauguration de ce nouveau centre de collecte de demandes de visas commun pour la France et l’Italie.

Je voudrais saluer la présence parmi nous d’une importante délégation parisienne, venue spécialement pour l’occasion et constituée de M. François LUCAS, Directeur de l’Immigration au ministère de l’Intérieur, de Mme Gaëlle LE PAPE, qui dirige actuellement la sous-direction des visas au ministère de l’Intérieur, de Mme Emmanuelle BLATMANN, chef de la Mission pour la Politique des Visas au ministère des Affaires étrangères et enfin de M. Bertrand WEISGERBER, Président de TLS Contact.

Je tiens aussi à remercier les représentants des autorités algériennes qui ont bien voulu honorer de leur présence cette cérémonie.

M. François HOLLANDE, Président de la République Française, avait exprimé, lors de la visite d’Etat qu’il a effectuée en décembre dernier en Algérie, toute l’importance qu’il attachait au renforcement de la dimension humaine de la relation entre nos deux pays et donc à l’amélioration de la mobilité entre les deux rives de la Méditerranée. A ce propos, il s’était notamment engagé à améliorer les conditions d’accueil des demandeurs de visa en Algérie. Il me semble qu’en ce qui concerne tout au moins Alger, cet engagement est aujourd’hui rempli.

Je rappelle que c’est en en 2008 que la représentation française a entamé sa collaboration avec TLS Contact à Alger. A cette époque, le traitement des demandes de visa venait tout juste d’être rapatrié de Nantes vers l’Algérie. Notre consulat offrant des capacités limitées, les demandeurs de visas étaient soumis à une longue attente, dans des conditions pénibles et peu dignes, puisque cette attente s’effectuait pour l’essentiel à l’extérieur même de nos locaux, c’est-à-dire dans la rue, où une file de plusieurs centaines de mètres se formait quotidiennement devant le consulat.

Face à la nécessité de mettre un terme rapidement à cette situation, la décision avait alors été prise de procéder à l’externalisation de la collecte des dossiers de demandes de visas, selon une formule qui avait déjà été expérimentée avec succès en Inde, en Russie et en Chine et, au terme d’un appel d’offres, l’entreprise Visas France, devenue entretemps TLS Contact, avait été sélectionnée pour mettre en œuvre cette nouvelle procédure.

Outre l’amélioration de l’accueil, l’externalisation également permis au consulat de se concentrer sur ses tâches régaliennes d’instruction des demandes et de prise de décision, et donc d’augmenter très sensiblement sa productivité en termes de traitement des demandes de visa.

Pendant près de 5 ans, le premier Centre de collecte des dossiers, situé à Ben Aknoun, a permis de recevoir un nombre sans cesse croissant de demandes de visas Schengen traitées par la France, auxquelles se sont ensuite ajoutées celles traitées par l’Italie. Pour la France seule, le nombre de dossiers reçus est passé de 120.000 en 2008 à 170.000 en 2012, soit une augmentation de près de 50 %.

Mais ce Centre de Ben Aknoun a fini par être lui-même victime de son succès : les locaux étaient devenus insuffisants, sans même parler du stationnement à l’extérieur, qui relevait du cauchemar. Il était donc urgent de trouver un nouvel emplacement, offrant un accès facile, des possibilités de stationnement et des locaux suffisamment vastes et aisément aménageables.

La recherche a été longue et compliquée, mais le résultat est conforme, je crois, à nos objectifs : le nouveau centre où nous nous trouvons est constitué de 3 plateaux d’une superficie totale de 3000 m². Le quartier offre des facilités de stationnement appréciables ; les demandeurs de visa suivent un parcours linéaire très clair, qui se termine par une vaste zone de cabines pour le recueil des données biométriques. Le nombre de cabines passera de 12 à 18, ce qui permettra de recevoir plus de demandeurs et de réduire, par conséquent, les délais de prise de rendez-vous.

Le service "Premium" a été agrandi afin de répondre à une demande croissante de conditions d’accueil encore plus confortables, avec des prestations supplémentaires facultatives.

Je tiens à remercier très sincèrement tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet, à savoir l’équipe du consulat général de France à Alger et tout particulièrement, outre le Consul général, M. Michel DEJAEGHER, les chefs de service des visas qui se sont succédé ces deux dernières années, Mme Annie BARBOT et M. Jean-Marc ROBERT, mais aussi l’équipe du Centre TLS Contact d’Alger, dirigée par Mme Sabrina TITOUCHE, avec laquelle le consulat a tissé au fil des ans des liens étroits et confiants.

Au moment d’inaugurer ce nouveau centre, je forme avec vous tous le vœu qu’il remplisse ses fonctions avec autant de succès que le précédent.

Au-delà, il nous restera à étendre à nos postes d’Oran et d’Annaba le principe d’externalisation du dépôt des dossiers de demandes de visas déjà en vigueur à Alger. Il me parait en effet indispensable que nous harmonisions les pratiques et les procédures entre nos différents postes consulaires en Algérie.

Je sais que nos Consuls Généraux à Oran et à Annaba, MM. Jean-Louis SORIANO et Sameh SAFTY, qui sont parmi nous aujourd’hui et que je salue, y travaillent déjà et je les en remercie.

Je voudrais enfin saisir cette occasion pour dire que l’amélioration des conditions d’accueil ne constitue qu’un des volets de notre action en matière de visas. Parallèlement, de gros efforts ont été consentis en matière de simplification des procédures, et la validité des visas délivrés a aussi été améliorée : près de 50 % des visas délivrés aujourd’hui à Alger sont des visas de circulation, d’une durée de validité d’au moins un an et valables pour un nombre illimité d’entrées.

Au total, Le nombre de visas délivrés par les trois consulats en Algérie a atteint les 210.000 en 2012, soit une progression de près de 75% en l’espace de 5 ans.

Ces résultats illustrent me semble t-il de façon éloquente la volonté qui est celle des autorités françaises de faciliter autant qu’il est possible la mobilité entre nos deux pays.

En sens inverse, nous prenons note avec satisfaction des efforts engagés par les autorités algériennes en vue de favoriser également les projets de déplacement de nos concitoyens en Algérie.

C’est en poursuivant dans cette voie que nous donnerons tout son sens à la volonté exprimée encore récemment par nos deux chefs d’Etat de développer entre la France et l’Algérie un partenariat exemplaire, conforme aux potentialités de nos relations et aux aspirations de nos peuples.

André PARANT

Ambassadeur de France en Algérie

publié le 24/03/2013

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